Aujourd'hui, nous
allons commencer une série de 8 messages sur ce texte de l'Évangile de Jean où
Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma
parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la
vérité vous rendra libres. » Au cours de cette série, nous allons parler de
l'esclavage, de la liberté, de nos comportements qui sont faux et qui sont le
résultat d'une fausse conception et des vérités bibliques qui nous libèrent.
C'est un sujet que
j’ai traité en 1993 et 1994 et j'ai été fortement motivé de le partager de
nouveau.
Libres... ou esclaves...?
Nous vivons dans un
temps où tout le monde recherche la liberté. On ne veut plus se soumettre
aux règles et aux ordonnances prescrites par notre société. Ce que les gens
veulent, c'est de vivre leur vie de la façon qu'ils veulent bien la vivre, sans
avoir à se soumettre à aucune loi.
Tout cela n'est
qu'une illusion. On refuse les lois et on s'imagine être libre. On ne veut plus
de Dieu et on s'imagine être encore plus libre. C'est le mensonge de Satan et
l'homme, depuis Adam, y a cru et il y croit encore. En réalité, l'homme sans
Dieu est plus esclave qu'avec Dieu. Ce que l'homme oublie, c'est qu'il est une
créature et, de par sa nature, la liberté n'existe pas pour lui.
Qu'est-ce que la liberté?
Sens étroit : État, situation de la personne qui n'est
pas sous la dépendance absolue de quelqu'un, opposé à l'esclavage, à la
servitude.
Peu de temps après la
création, dans le jardin d'Éden, l'homme a cherché à être libre. Il a pensé
devenir libre en brisant le lien avec Dieu pour devenir «comme un dieu» ou un
dieu lui-même. Ce que le tentateur ne lui avait pas dit, c'est qu'en agissant
ainsi, il devenait l'esclave de celui à qui il obéissait : Satan! (Romains
6.16)
Pendant longtemps,
Dieu a parlé à l'homme et il lui a donné la loi pour qu'il prenne conscience de
son état d'incapacité et d'esclavage. Plus tard, Dieu a envoyé son Fils pour le
libérer de cet esclavage, le rendre libre. Dieu l'a arraché du monde des
ténèbres et l'a transporté dans le royaume de son Fils bien-aimé.
J’espère que nous
pouvons dire : Je suis un enfant de
Dieu. Si oui, si nous avons vraiment et sincèrement mis notre confiance en
Jésus pour notre salut, alors nous avons été rachetés par le sacrifice de
Jésus à la croix, lavés dans son sang, libérés de l'esclavage de Satan. Si quelqu'un n'est pas un enfant de Dieu,
il est encore l'esclave de Satan.
Étant donné que nous
sommes des enfants de Dieu, nous pourrions penser que nous sommes libres, tout
comme les juifs qui disaient à Jésus : nous sommes des enfants d'Abraham et
nous n'avons jamais été esclaves de personne.
C'est vrai, mais
regardons une deuxième signification du mot liberté.
Sens large : État de ce qui ne subit pas de contrainte.
Il est vrai que nous
sommes libres de l'emprise de Satan, de son pouvoir et de sa domination, mais Satan
exerce encore des contraintes sur nous dans le sens que nous ne sommes pas
libres de son influence, il se peut que ce soit l'influence qu'il a eue sur
nous depuis notre enfance ou l’influence qu’il a eue sur nous par notre mauvais
comportement.
Combien parmi nous,
pouvons dire : Dans la réalité, dans le concret de ma vie, moi, je ne souffre
de rien, je suis l'être parfait, bien équilibré. Alors dans ce cas, que cette
personne se lève pour que nous puissions l'admirer.
Certains vont citer
le texte de 2 Corinthiens. 5.17 : Si
quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes
sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Avant ma conversion,
mon esprit était mort et Dieu m'a donné un nouvel esprit, une nouvelle créature,
mais mon corps et ma pensée restent les mêmes. Paul dit d'être transformé
par le renouvellement de mon intelligence. Mon nouvel esprit en Christ va
renouveler mon intelligence, mais encore faut-il que j'en sois transformé. Mon
corps et ma pensée peuvent être transformés par la nouvelle intelligence que
Dieu me donne.
Il est vrai que nous
sommes tous des être différents, certains sont timides, d’autres sont manuels,
d'autres visuels, d'autres plus intellectuels, etc. Ceci influencera
certainement notre vie de différentes façons. Ajoutés à cela, nous pouvons
développer un trait de caractère qui influence fortement notre comportement, si ce n'est que très souvent, il domine
notre vie.
Dès notre naissance, nous avons été influencés, en
bien ou en mal. Premièrement par les personnes qui nous ont côtoyés (surtout nos
parents, la famille, nos amis, nos professeurs d'école, la télévision, etc.).
Ensuite, et non pas de moindre importance, il y a eu les circonstances
heureuses ou malheureuses que nous avons vécues (guerres, crises financières,
vols, incestes, viols, échecs à l'école, victoires ou échecs dans les sports,
accidents, maladies et aussi toutes les tentations de ce monde des ténèbres,
etc.).
Cette influence de
l'extérieur a programmé notre raisonnement qui, en retour, influence notre
conduite de tous les jours. C'est comme si on polarisait une grille pour
filtrer des particules. Dépendant de la polarisation, certaines particules
seront attirées et d'autres seront repoussées.
Permettez-moi de vous
donner quelques exemples.
- Un enfant a été très malade et il a
toujours entendu sa mère lui dire : non, mon petit, ne fais pas cela, tu n'es
pas capable, fais attention pour ne pas trop te fatiguer, ne vas pas là c'est
trop dangereux, laisse-moi faire, je vais t'aider, etc. Cet enfant va grandir
avec la pensée qu'il n'est pas capable, qu'il doit toujours faire attention,
qu'il ne doit pas trop en faire et qu'il a toujours besoin d'aide. Il sera une
personne souffrant d'un complexe
d'insécurité.
- Un jeune dont le père lui répète
constamment : Pourquoi ne peux-tu pas
faire comme ton frère? Tu as encore des mauvaises notes? Quand réussiras-tu à
faire quelque chose de bien? Non! ne touche pas à cela, je veux que ce soit
bien fait! Cet enfant finira par être incapable de faire quoi que ce soit de
bien. Même s'il est tout près d'atteindre la réussite, il sera convaincu qu'il
ne pourra jamais y arriver, parce que sa grille lui dit qu'il n'est pas bon et
qu'il n'y arrivera pas. Il souffrira certainement d'un complexe d'infériorité, d'un sentiment de rejet et il se
sentira toujours incapable de rencontrer les exigences qu'on lui propose.
Pourquoi? Parce que sa grille est polarisée négativement.
- Une mère félicite toujours la plus jolie de
ses deux filles. Elle lui achète les plus belles robes, la complimente parce
qu'elle a de beaux cheveux ondulés. Aussi, parce qu'elle parle bien, c'est elle
qui est la vedette dans les fêtes ou les réunions de famille. Comment
pensez-vous que l'autre fille va polariser sa grille : Je
ne suis pas aussi bien que ma sœur, on a préféré ma sœur et je me sens rejetée.
- Le père a très bien réussi dans la vie et
il voit en son fils les aptitudes et les qualités qui lui plaisent. Il le
conditionne fortement à faire comme lui, il le motive à s'engager comme lui. Il
lui montre très clairement sa déception lorsque son fils manifeste des signes
de faiblesse, de lassitude ou un intérêt pour quelque chose d'autre. L'enfant
va grandir avec le besoin de plaire, la
crainte de décevoir, la crainte de ne pas être accepté s'il ne fait pas ce
que papa voudrait qu'il fasse.
- Le petit garçon grandit dans un milieu où
les hommes ne pleurent pas et il est ridiculisé, même grondé s'il manifeste ses
émotions. On lui dit : fais un homme de toi, agit comme ton père. Cet enfant
deviendra une personne très renfermée
qui ne doit pas décevoir.
La programmation que
les parents soumettent à leurs enfants est souvent très subtile, même
imperceptible. Il se peut que ce soit le résultat d'une incompatibilité de caractère
ou d'une préférence naturelle. La Bible cite quelques cas, dont Isaac et son
fils Ésaü; Rebecca et son fils Jacob; Jacob et son fils Joseph. Elle n'est pas
voulue et méchante, mais elle est là! Est-ce que les parents agissaient
intentionnellement? Non! Mais par ignorance, comme leurs parents ont agi
envers eux et comme nous le faisons encore aujourd'hui envers nos enfants.
C'est notre égoïsme et notre orgueil qui nous poussent à agir ainsi. Nous
avons tous été élevés par des pécheurs et nous élevons nos enfants de la même
façon.
Il y a aussi la
polarisation de la grille à cause d'une méchanceté comme les abus sexuels.
Naturellement, l'enfant qui a été abusé sexuellement va aussi polariser sa
grille. Dépendant de la polarisation, il peut en résulter une incapacité
d'avoir une relation normale avec son époux, une haine pour les hommes, un
sentiment de rejet, etc..
Cette programmation
intérieure de mon être, influencera inévitablement mon comportement durant
toute ma vie.
- Il se peut que ce soit la crainte
d'entreprendre quoi que ce soit parce que je pense que je ne suis pas capable
de réussir quoi que ce soit.
- Il se peut que ce soit la timidité ou la
gêne, parce que je pense que je ne suis pas aussi bon que les autres.
- Il se peut que ce soit le perfectionnisme,
parce que ma grille me dit que je ne dois pas faire d'erreur pour être accepté.
- Il se peut aussi que mon perfectionnisme me
rendre très irritable et colérique, parce que je ne peux souffrir la
médiocrité.
- Il se peut que je ne dise jamais «non» par
peur de décevoir.
- Il se peut que je ne dise jamais «oui» par
peur de rater mon coup.
- Il se peut que mon comportement soit
complètement erroné parce que je fais tout pour être valorisé.
- Etc., etc, etc.
Cette polarisation de
ma grille, cette programmation de ma pensée est le fruit ou le résultat de la
pensée ou du comportement de personnes pécheresses, de personnes qui ont agi de
cette façon parce qu'elles étaient elles-mêmes sous la domination ou sous
l'autorité de Satan. En réalité, elles m'ont dit des mensonges. Étant
elles-mêmes des victimes de Satan, il les a utilisées comme ses instruments
pour me détruire. J'ai cru aux mensonges de Satan et j'ai polarisé ma grille,
j'ai programmé ma pensée pour ne pas souffrir.
Cette polarisation de
ma grille, c'est maintenant une partie de mes sentiments : je suis incapable de
faire..., personne ne m'aime..., je ne dois pas décevoir..., je ne suis pas
beau..., je suis bon à rien..., qu'est-ce que les gens vont penser de moi...,
je suis trop timide pour..., etc..
Libre... mais esclave!
Nous avons bien dit,
au début, que nous étions des personnes rachetées par le sang de Christ,
libérées de l'esclavage de Satan. Mais plusieurs d'entre nous et je dirais même
tous ici, nous sommes encore sous les contraintes de cette fausse
polarisation qui nous a été inculquée par notre vécu. Nous sommes
esclaves de nos sentiments parce que nous les croyons et nous les laissons
influencer nos relations avec ceux qui nous entourent ainsi que nos engagements,
etc.
Satan n'a plus de
pouvoir sur moi, mais il a laissé sa marque en moi et elle influence encore ma
vie.
Mes sentiments (ma programmation - polarisation de ma grille) me disent : tu
n'es pas intelligent, donc il est inutile que tu essaies de faire telle ou
telle chose. Je crois mes sentiments et je n'essaie même pas de faire telle ou
telle chose. Si quelqu'un vient me dire : tu es capable de faire ceci ou cela,
je ne le crois pas. J'irai même jusqu'à penser que cette personne veut me
soutirer quelque chose et qu'elle me raconte des mensonges. En réalité je suis
confortable dans ma pensée, j'aime penser comme cela. Je me sens en sécurité
dans mon insécurité et je ne veux pas changer.
Normalement, la
polarisation négative de notre grille ou la programmation négative de notre
pensée va faire naître en nous trois sentiments :
1. Sentiment d'insécurité
2. Sentiment d'infériorité
3. Sentiment d'incapacité
Ces trois sentiments
vont se manifester par la peur, le doute, la gêne, la timidité, l'agressivité,
l'angoisse, le besoin de plaire, la crainte de décevoir, le perfectionnisme
exagéré, la performance excessive, etc..
Libre... et réellement libre!
Si je continue à
croire le mensonge au lieu de croire la vérité, je resterai esclave de mes
sentiments ou de mes pensées. La seule personne qui peut me rendre réellement
libre, c'est le Fils de Dieu et il veut me rendre libre par la vérité que je
vais connaître dans sa Parole.
Mensonges... vérités...
Quelles sont les
vérités dans la Parole de Dieu que je vais connaître pour que je sois libre de
ces contraintes de Satan qui m'empêchent de vivre comme Dieu voudrait que je
vive?
L'homme a trois
besoins fondamentaux qui doivent être satisfaits pour sa survie psychologique
et physique.
1. Le besoin
d'appartenance - qu'il appartient à un groupe, à une famille.
2. Le besoin de
valorisation - qu'il est important, qu'il est quelqu'un.
3. Le besoin de
compétence - de capacité, d'être capable de faire quelque chose.
Les mensonges de
Satan, loin de satisfaire ces besoins, accentuent surtout ces besoins,
justement dans le but de détruire l'homme.
1. Mon sentiment d'insécurité ne satisfait en
rien mon besoin d'appartenance.
2. Mon sentiment d'infériorité ne satisfait
en rien mon besoin d'être valorisé.
3. Mon sentiment d'incapacité ne satisfait en
rien mon besoin de compétence, d'être capable de faire quelque chose.
Ces besoins ne peuvent être pleinement satisfaits que
par ce que Dieu a fait pour moi à la croix. Nous allons étudier trois vérités de la
Parole qui annulent ce que Satan a imprégné dans notre esprit et qui nous
empêche d'être pleinement libres.
1. Ma position
en Christ
2. Qui je suis
en Christ
3. Mes
possessions en Christ.
|
Sentiments
|
Besoins
|
Vérités
|
|
Insécurité
|
d'appartenance
|
Ma position en
Christ
|
|
Infériorité
|
de valorisation
|
Qui je suis en
Christ
|
|
Incapacité
|
de compétence
|
Mes possessions en
Christ
|
Conclusion
Nous allons donc
étudier ces trois vérités et apprendre comment elles peuvent nous libérer,
parce que les apprendre ne change absolument rien à notre vie. Il faudra faire
quelque chose pour qu'elles apportent des changements dans notre vie. Ceci
viendra à la fin.