Récapitulation
En tant qu'êtres
humains, nous souffrons tous, à un degré ou un autre, de sentiments
d'infériorité, d'insécurité ou d'incapacité. Ceci peut avoir été causé par ce
que d'autres personnes ont perçu de nous et nous ont exprimé ou par des
circonstances que nous avons vécues dans le passé. Cette programmation de notre
pensée influence nos comportements qui sont en rapport avec ce que nous pensons
de nous-mêmes. Le psalmiste dit: « Il est tel que sont les pensées de son âme
». (Pr 23.8)
Depuis notre salut,
il s'est produit une grande transformation dans notre vie. Nous ne sommes plus
les mêmes que nous étions auparavent. Dieu nous dit:
Ce que tu as vécu dans le passé et ce que les autres t'ont dit de toi, je ne le
nie pas. Mais depuis que tu as mis ta confiance en mon Fils, je t'ai donné
une nouvelle nature, je t'ai adopté comme mon enfant, je t'ai donné mon Esprit
qui te transforme de gloire en gloire et de jour en jour, je suis le
Tout-Puissant et j'agis en toi, je t'ai réservé pour des bonnes œuvres, tu es
mon ouvrier et je ne te délaisserai point, etc.
Nous sommes donc
placés devant un choix: croire l'image que nous avons de nous-mêmes, ce que les
autres disent de nous, rester attaché à notre passé, continuer à agir selon ce
que nous pensons de nous-mêmes ou croire
ce que Dieu dit de nous et agir en conformité avec sa Parole.
Malheureusement, dans
la majorité des cas, l'homme continue à agir selon ce qu'il pense de lui-même. De
cette façon, il n'est pas libre de faire les bonnes œuvres que Dieu veut qu'il
fasse, ce pourquoi il l'a créé. Durant tous ces messages, jamais je n'ai
dit ou n'ai voulu insinuer que nous pouvions faire quoi que ce soit pour Dieu
par nous-mêmes. J'ai cité les exemples de Moïse, Gédéon et Jérémie et j'ai dit
qu'ils ne se voyaient pas comme Dieu les voyait. C'est vrai que ces gens
n'étaient pas capables, d'eux-mêmes, de faire ce que Dieu leur demandait, mais Dieu
ne leur a jamais demandé de faire quoi que ce soit par eux-mêmes.
Moïse dit : Qui
suis-je pour aller vers le Pharaon. Dieu répond : Je suis avec toi.
Moïse dit : Ils ne me
croiront pas... Dieu répond par les miracles du bâton en serpent et celui de la
main lépreuse.
Moïse dit : Je ne
suis pas un homme qui ait la parole facile. Dieu répond : Va, c'est moi qui
suis ta bouche, je t'enseignerai...
Jérémie dit : Je ne
sais point parler car je suis un jeune garçon. Dieu répond : Ne dit pas je suis
un jeune garçon... ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer.
Un autre bel exemple
est celui du peuple d'Israël. Avant d'entrer dans la terre promise, Moïse
envoie des espions pour évaluer le pays que Dieu leur donne. A leur retour, le
peuple apprend qu'il y a des géants et des villes fortifiées. Ces gens ne
regardent qu'à eux-mêmes et ne se voient pas capables de prendre possession du
pays. Même si Dieu leur a démontré sa puissance à maintes occasions et qu'il
leur a dit qu'il va livrer ces peuples entre leurs mains, ils ne le croient
pas. Ils se sentent inférieurs et incapables de combattre ces peuples et ils
agissent selon ce qu'ils pensent d'eux-mêmes et non selon la parole de Dieu. La
présence de Dieu dans leur vie n'a aucun effet. (Lire Nombres 13.27-28; 30-33;
14.6-9)
Le plus grand combat de notre vie est celui de croire
la Parole de Dieu. Jésus dit que « si nous demeurons dans sa Parole, nous sommes vraiment
ses disciples, nous connaîtrons la vérité et la vérité nous rendra libres », libres
de faire les bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance afin que nous les
pratiquions. Cette vérité consiste surtout en :
·
notre position en
Christ,
·
notre identité en
Christ,
·
nos possessions en
Christ.
Nous avons vu les
deux premières vérités et maintenant, nous commençons la troisième: ce que nous possédons en Christ.
3E VÉRITÉ : CE QUE NOUS POSSÉDONS EN CHRIST
1. En Christ,
nous sommes bénis de toute bénédiction...
Éphésiens 1.3 — Le
mot bénir a le sens de dire du bien de quelque chose ou de quelqu'un. Lorsque
l'homme bénit, il le fait du bout des lèvres. Nous bénissons Dieu pour sa
puissance, pour sa fidélité, pour son amour, etc. Nous sommes reconnaissants
pour la grâce qu'il nous accorde, mais nous nous limitons qu'à des paroles.
Lorsque Dieu bénit,
il le fait tout différemment. Dieu déverse ses bénédictions, il bénit pour nous
rendre prospère, pour nous rendre heureux. Ses bénédictions ne sont pas
seulement des paroles, mais des actions. Nous
parlons, Lui, il agit!
Paul résume ces
bénédictions dans les versets 3 à 14 d’Éphésiens : Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a
bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ!
4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du
monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui;
5 il nous a prédestinés dans son amour à être ses
enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
6 pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a
favorisés dans le bien-aimé.
7 En lui nous avons la rédemption par son sang, le
pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce,
8 que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute
espèce de sagesse et d’intelligence,
9 nous faisant connaître le mystère de sa volonté,
selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même,
10 pour le mettre à exécution lorsque les temps
seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont
dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
11 En lui nous sommes aussi devenus héritiers,
ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses
d’après le conseil de sa volonté,
12 afin que nous servions à la louange de sa gloire,
nous qui d’avance avons espéré en Christ.
13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de
la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous
avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis.
14 lequel est un gage de notre héritage, pour la
rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, pour célébrer sa gloire.
Nous constatons
qu’elles suivent une suite logique :
·
l'élection avant la fondation du monde,
·
prédestiné à l'adoption,
·
la rédemption et le pardon des péchés,
·
la connaissance de son plan,
·
la mise à part,
·
scellé du Saint-Esprit.
Toutes ces
bénédictions nous sont procurées en christ.
Ces bénédictions que
Dieu nous a procurées à la croix sont devenues nôtres lorsque nous avons
vraiment et sincèrement accepté Jésus-Christ comme notre Sauveur. Avant
notre naissance, Dieu a déposé à notre compte dans les cieux toutes les
bénédictions que l'amour et la toute puissance de Dieu peut donner, toutes les
bénédictions que nous aurons jamais besoin pour faire les bonnes œuvres qu'il a
préparées d'avance afin que nous les pratiquions.
Ces bénédictions ne
nous sont pas données parce que nous les méritons, mais à cause du sang de
Jésus à la croix. Dieu
peut ainsi rester juste et nous bénir.
Quant à ces
bénédictions, il n'est pas dit que nous les posséderons, mais que nous les possédons. Dieu nous a bénis, cela a eu lieu dans
le passé, c'est déjà accompli.
Certains vont dire :
il est question de bénédictions spirituelles et j'ai besoin d'argent. Il est
vrai que dans la liste de bénédictions énumérées par Paul, il n'est pas question
d'argent ou de besoin temporels. Mais, si j'ai besoin d'argent pour
accomplir une œuvre bonne que Dieu a préparée d'avance pour moi, Dieu va y
pourvoir d'une façon ou d'une autre. En ce qui concerne le voyage en
Floride, le vidéo, la télévision, mon cellulaire et toutes les bébelles de ce
monde, elles ne sont pas nécessairement incluses dans mes besoins pour
accomplir les œuvres que Dieu a préparées d'avance pour moi.
On ne peut pas dire:
Étant donné que Dieu nous a bénis de toute bénédiction, nous pouvons donc
demander ce que nous désirons et nous l'obtiendrons. Il est important de garder
le verset dans son contexte et aussi, on n'établit pas une doctrine sur un seul
verset. D'autres versets disent que nous devons demander avec foi, selon sa
volonté et dans le nom de Jésus. N'oublions pas que Dieu va rencontrer
nos besoins et non nos goûts, nos fantaisies et nos convoitises.
2. En Christ, nous sommes héritiers
Éphésiens 1.11,
Romains 8.17 – Le mot est utilisé dans le sens de celui qui a reçu un champ en
héritage. Normalement, l'héritage est donné après la mort de la personne qui
lègue ses biens. Dans ce cas-ci, Dieu ne mourra pas pour léguer ses biens à son
fils et à nous, il est donc question d'un autre type d'héritage. Le seul
héritage qui est réservé au croyant est celui d'avoir part à la vie de Dieu
et à son règne tout en contemplant et en ayant part à sa gloire, en Christ et
par Christ. Voyons quelques versets.
Jean 17.5 : Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi
auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que le monde
fût.
Jean 17.22 : Et moi, je leur ai donné la gloire que tu
m'as donnée...
Jean 17.24 : Père, je veux que là où je suis, ceux que tu
m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire...
1 Thessaloniciens
2.12 : ... nous vous avons exhortés,
consolés, adjurés de marcher d'une manière digne de Dieu qui vous appelle à son
royaume et à sa gloire.
2 Thessaloniciens
2.14 : C'est à cela aussi qu'il vous a
appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur
Jésus-Christ.
2 Timothée 2.12 : Si nous persévérons, nous régnerons aussi
avec lui...
1 Thessaloniciens
3.13 : ... qu'il affermisse vos cœurs
pour qu'ils soient sans reproche dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l'avènement
de notre Seigneur Jésus-Christ avec tous ses saints!
Apocalypse 22.5 : Et ils régneront aux siècles des siècles.
Comme Paul le dit, «
l'homme non-croyant, celui qui ne se repose pas sur le sang de Christ à la
croix, est privé de la gloire de Dieu » (Romains 3.23) tandis que cette même
gloire est l'héritage du croyant.
Pour montrer sa bonne
foi et nous rassurer, Dieu nous a donné un gage (dépôt, garantie) de notre
héritage futur. C'est ce que Paul dit aux Éphésiens : ... en lui, vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui
avait été promis et qui constitue le gage de notre héritage, en vue de la
rédemption de ceux que Dieu s'est acquis pour célébrer sa gloire. (1.13-14)
Tous ceux et celles
qui portent ce gage, cette garantie de Dieu en eux, autrement dit ceux et
celles qui ont reçu l'Esprit-Saint, sont des récipiendaires et des participants
de l'héritage de Jésus.
Il n'y a aucune
personne dans toute l'univers qui pourrait nous donner un tel héritage et aucune
personne, aussi riche soit-elle, ne possède autant que l'enfant de Dieu.
Un point important à
souligner: Dans une succession terrestre, chacun des enfants ne reçoit
qu'une partie de l'héritage; quant à l'héritage de Dieu, il est comme la
lumière du soleil, tous le reçoivent pleinement, dans sa totalité, sans en ôter
aux autres ou sans qu'il nous en soit ôté. Cet héritage est destinée à tous
dans son indivisible totalité.
3. En Christ,
nous avons accès auprès de Dieu
Lisons Éphésiens 2.18
et 3.12.
Éphésiens 2.18 : car par lui les uns et les autres nous avons
accès auprès du Père, dans un même Esprit.
Éphésiens 3.12 : ... en lui nous avons, par la foi en lui, la
liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.
Étant maintenant en
paix avec Dieu par notre foi en Jésus, Paul dit que nous avons maintenant accès
auprès de Dieu, nous avons accès à cette grâce, à nos bénédictions.
Ce mot « accès »
sous-entend le sens de liberté d'entrer par l'entremise ou la faveur d'une
autre personne. Jésus est le chemin qui mène au Père. L'homme ne peut penser
avoir accès à Dieu le Père à part que par le chemin que Christ a tracé, par le
moyen de la foi en lui. Si Christ en est le chemin, le véhicule en est
l'Esprit, comme Paul le dit: « dans un même Esprit ». Christ est le canal,
le Saint-Esprit est le bateau remorqueur qui nous amène au port.
Nous avons le
privilège d'entrer en conversation avec le Créateur de tout l'univers, le Dieu
Tout-Puissant, ce grand roi nous est accessible et favorable.
Comme l'auteur de
l'épître aux Hébreux le dit, nous pouvons y aller en toute confiance : Ainsi donc, frères, nous avons l'assurance
d'un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus, accès que Jésus a inauguré
pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c'est-à-dire
de sa chair. (Hébreux 10.19-20)
Dieu est là-haut, il
nous a bénis de toute bénédiction dans les lieux célestes, il nous accorde
l'héritage de Christ et il nous donne un libre accès à son trône. De quoi
sommes-nous incapables si c'est pour accomplir les bonnes œuvres qu'il a
préparées d'avance pour que nous les pratiquions? Avons-nous raison de nous
sentir inférieurs ou incapables?
Avant de mourir, à
sept occasions, Jésus nous a dit: demandez et vous recevrez... demandez en mon
nom... demandez afin que votre joie soit complète... etc.. Dieu veut nous
bénir, il n'attend que cela.
Dieu n'est pas
glorifié par notre pauvreté spirituelle ou matérielle, mais par notre
obéissance, notre dévotion, notre foi, notre prospérité spirituelle et
matérielle. Prenons exemple du peuple d'Israël. Après leur entrée dans la
terre promise, Dieu se glorifiait que son peuple soit prospère. Il désirait
tout leur donner : prospérité matérielle, bonne récolte, victoire sur leur
ennemis, peuple nombreux, richesses, etc.. C'était là le sujet de sa gloire
parmi les autres peuples.
Dieu est glorifié par
notre confiance en lui pour nos besoins. Je ne dis pas pour satisfaire nos
convoitises, mais nos besoins. Paul disait aux Philippiens
: « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en
Christ-Jésus ». Une simple lecture de la biographie de la vie de George Müeller vous convaincra que Dieu pourvoit à celui qui
s'approche de son trône de grâce avec foi. Il a tellement pourvu pour cet homme
que ça en est même difficile à croire. Personne n'oserait écrire un roman savon
avec tant d'incidents de bénédiction, cela dépasse notre imagination. Je ne
vous dis pas de vivre comme Müeller, mais simplement
que Dieu a répondu avec joie aux besoins de cet homme qui lui a fait confiance
pour accomplir les bonnes œuvres qu'il avait préparées d'avance pour lui.
George Müeller n'est pas le seul et sa façon de faire
n'est pas la seule que Dieu a honorée. Müeller ne
demandait qu'à Dieu sans en parler aux hommes tandis que Moody demandait à Dieu
tout en en parlant aux hommes. Dieu l'a aussi béni parce qu'il lui faisait
confiance, tout comme Müeller lui faisait confiance.
Dieu cherche des
hommes et des femmes qui sont prêts à risquer leur foi dans les promesses de sa
Parole.
Dieu veut que nous le prenions au sérieux. Si nous sommes prêts à risquer notre
foi pour les besoins de notre vie personnelle, si nous le faisons pour sa
gloire, Dieu répondra favorablement et au-delà de ce que nous pensons. C'est ce
que Paul dit aux Éphésiens, 3.20 : « Or, à celui qui, par la puissance qui agit
en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous lui demandons ou
pensons, à lui la gloire dans l'Église et en Christ-Jésus, dans toutes les
générations, aux siècles des siècles. Amen! »
Comme Paul,
pouvons-nous bénir ce Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a
bénis de toute bénédiction.